Chute de cheveux et médicaments

Chute de cheveux et médicaments
Nous vivons dans une société surmédicalisée, ce qui peut avoir des impacts sur la santé de nos cheveux. On sait tous que la chimiothérapie peut provoquer une chute de cheveux. Mais saviez-vous que d’autres médicaments peuvent aussi comporter cet effet secondaire ?
 

L’alopécie médicamenteuse

Cette forme d’alopécie est provoquée directement par la prise de certains médicaments, les produits chimiques qu’ils contiennent pouvant perturber le cycle normal des cheveux (cycle pilaire). Évidemment, l’intensité des effets secondaires dépend de la dose prescrite, de la durée du traitement et de la sensibilité de chacun aux problèmes capillaires.
 
Il existe trois types d’alopécie médicamenteuse, l’effluvium télogène étant le plus fréquent. Dans ce cas, la perte de cheveux est due à un raccourcissement de la durée du cycle pilaire; elle commence environ 3 mois après le début du traitement, est répartie sur toute la tête et est complètement réversible. Dans l’effluvium anagène, la perte de cheveux sera beaucoup plus spectaculaire, en rapidité comme en quantité. C’est que le traitement, généralement une chimiothérapie, vient stopper brutalement le développement du cheveu dans sa phase de croissance. La troisième forme d’alopécie médicamenteuse est liée aux propriétés androgénisantes de certains médicaments. Ces traitements peuvent en effet provoquer ou intensifier une alopécie androgénétique, soit une perte localisée et graduelle des cheveux. 
 

Les familles de médicaments en cause

Outre les divers traitements anti-cancéreux, d’autres familles de médicaments peuvent aussi causer une alopécie médicamenteuse. L’effluvium anagène peut être provoqué par des médicaments comme : antihypertenseurs, anticoagulants, antidépresseurs, certains traitements thyroïdiens, anticonvulsivants, anti-inflammatoires, hypolipémiants, traitements utilisant le lithium ou les rétinoïdes. Quant à l’alopécie médicamenteuse androgénétique, elle apparaît généralement en lien avec la prise de contraceptifs ou lors de traitements hormonaux de substitution.  
 

Diagnostic et solutions

Il faut d’abord s’assurer qu’il s’agit d’une alopécie médicamenteuse, en vérifiant si la chute de cheveux fait partie des effets secondaires et si elle a bien débuté avec la prise du médicament soupçonné. Peut-être la maladie elle-même, ou encore la fatigue ou le stress qu’elle engendre sont-ils en cause ?
 
Si l’alopécie médicamenteuse ne fait pas de doute, le médecin traitant pourrait peut-être proposer un traitement alternatif. Sinon, la meilleure approche en attendant la fin du traitement médicamenteux est d’être particulièrement doux avec ses cheveux : produits naturels, pas de forte chaleur, soins hydratants et nourrissants, protection à l’extérieur, etc.